Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 15:09

Voici un article transmis par Thomas concernant le pâturage tournant provenant de l'association Nature et Progrès écrit par Joseph Pousset en juin 2009 mais toujours d'actualité.Il y parle de vache mais c'est la même chose pour les moutons!

Une prairie, naturelle ou temporaire, ne peut être convenablement productive que si elle est bien exploitée.
Il est particulièrement économique et « naturel » que les herbivores d’élevage, les bovins notamment, récoltent eux-mêmes l’herbe qu’ils consomment.
Les données qui suivent, largement inspirées des observations et réflexions d’André Voisin1, proposent quelques orientations à l’éleveur soucieux de valoriser au mieux le potentiel de ses prairies et de favoriser la bonne santé et la production de ses animaux dans le cadre d’une agriculture aussi « naturelle » que possible.
Le pâturage est « la rencontre de la vache et de l’herbe » et il faut tenir compte des exigences de la vache aussi bien que de celles de l’herbe.
Cependant, en dernier ressort, c’est l’animal qui va être le juge suprême de la méthode de pâturage utilisée. S’il est en bonne santé (sans l’aide de médicaments) et a une bonne production, on pourra en conclure, entre autres, que la méthode de pâturage utilisée est correcte


I. LES HERBIVORES SAUVAGES PRATIQUENT UN PATURAGE RATIONNEL
Ceci peut paraître surprenant car qui dit « rationnel » suppose intervention de la raison et donc de l’homme, autrement dit méthodes artificielles ; effectivement le pâturage tournant que l’homme fait pratiquer aux animaux domestiques est bel et bien artificiel.
En fait nous devrions plutôt parler, dans le cas de l’animal sauvage, de pâturage « raisonnable » (ou instinctif), c’est-à-dire adapté à ses besoins physiologiques. Le zèbre, le chevreuil, le buffle ou le cerf ne pâturent pas n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand, leur instinct les guide vers telle ou telle herbe ou telle ou telle plante dont ils « ressentent » à un moment donné le besoin et qui leur apporte les éléments nutritifs leur permettant la meilleure santé, la meilleure fécondité, la production laitière la plus « riche » possible, en un mot les meilleures chances d’équilibre et de vie. Car tout, dans la nature, est tension vers la vie la plus intense et la
plus belle possible, compte tenu des conditions limitatives du milieu. En production agricole nous pouvons de la même façon tendre vers un équilibre optimum quantité/qualité, mais n’oublions pas que l’homme est incapable de déterminer lui-même ce meilleur équilibre pas sa « science », tout au plus peut-il en cerner certaines composantes.
Un exemple particulièrement frappant de pâturage « raisonnable » nous est donné par les bisons de l’Amérique du Nord.
Avant que les immigrés européens ne viennent stupidement les massacrer, ces animaux parcouraient par millions les grandes étendues herbeuses du continent nord-américain.
Au printemps, période où naissaient leurs petits, ils consommaient, vers le sud, une herbe riche donnant aux mères un lait de haute valeur nutritive.
Puis ils remontaient peu à peu vers le nord au fur et à mesure du développement de la végétation pâturant ainsi constamment une herbe assez jeune, mais pas trop, toujours au meilleur stade quant à sa valeur nutritive. Du fait de leur migration ils ne la cisaillaient pas une seconde fois avant qu’elle ait repoussé. A la fin de l’été, ils redescendaient en broutant les pousses d’arrière saison.
Voilà exactement ce qu’on doit rechercher dans le pâturage rationnel : fournir en permanence aux animaux une herbe de grande valeur grâce aux rotations de parcelles permettant la consommation d’une herbe au meilleur stade.
En Europe du sud et dans d’autres régions du monde, la transhumance est une forme de pâturage rationnel sur une vaste étendue. Pendant l’été on enlève les animaux des herbages de plaine plus ou moins desséchés pour les emmener sur les prairies d’altitude plus arrosées. Pendant ce temps l’herbe de la plaine reconstitue ses réserves et prépare sa repousse.
Ces observations nous aident à mieux comprendre l’intérêt d’une bonne conduite du pâturage.
L’herbivore sauvage pâture donc de façon à tirer le meilleur parti possible de sa nourriture, mais il pâture également en respectant l’herbe ou les autres végétaux pour ne pas les affaiblir et leur permettre de lui fournir une alimentation constante en qualité et en quantité.
De la même façon, le pâturage que l’homme impose à ses animaux domestiques sera véritablement « raisonnable » s’il est lui aussi tendu vers une intensité de vie maximale, c’est-à-dire la meilleure santé de l’herbe, de l’animal et finalement de l’homme qui consomme les produits animaux.
Il pourra être plus ou moins intensif, c’est-à-dire qu’on pourra chercher, à l’hectare, une production plus ou moins élevée. Il ne faut jamais oublier que d’une façon générale, plus la production recherchée sera élevée et plus les risques que le pâturage devienne « déraisonnable » seront grands.
Plus le pâturage rationnel est intensif et plus l’éleveur doit être compétent et attentif pour que soient toujours respectés la santé de l’animal et la qualité de sa production.
Il est plus facile d’obtenir une production de bonne qualité, mais faible en quantité qu’une production de même qualité, mais quantitativement élevée ; c’est pourtant le but du pâturage rationnel qui, nous le répétons, est artificiel en lui-même, mais doit imiter au maximum ce qui se passe dans la nature.

II. LE PATURAGE RATIONNEL VISE A ECONOMISER LES « FORCES » DE L’HERBE
Nous venons de voir que dans la nature sauvage, toute chose tend vers un équilibre d’efficacité maximale qui varie selon les milieux ; ainsi, dans la forêt, il y a toujours un maximum d’arbres, les plus vigoureux possible ; la notion « d’efficacité » fait donc partie de la nature et est bonne, elle devient mauvaise quand l’homme en fait « rentabilité », « profit », « bénéfice » à court terme…
Ceci pour dire que nos prairies doivent produire le maximum d’herbe de la meilleure qualité possible ; l’homme par lui-même nous l’avons vu est incapable de déterminer le juste équilibre, c’est donc la santé de l’animal qui sera le « baromètre », ainsi que, dans un deuxième temps, celle des individus consommant le lait ou ses dérivés.
Chacun sait que si on fait pâturer trop souvent ou qu’on laisse les animaux trop longtemps sur une parcelle, l’herbe a du mal à repousser. Ceci montre bien que les plantes de l’herbage doivent se « reposer » suffisamment longtemps entre deux cisaillements successifs par la dent de la vache, comment cela s’explique-t-il ?
Mécanisme de repousse de l’herbe
Lorsqu’une plante d’herbage a été coupée, il ne lui reste que très peu de partie aérienne capable, par photosynthèse, de créer les éléments nécessaires pour la formation de nouvelles cellules. Il faut donc que l’herbe, au moment de la coupe, possède dans ses parties basses suffisamment de réserves pour permettre la repousse ; nous ne nous étendrons pas ici sur la nature de ces substances de réserves (matières grasses, hormones de croissance…).
Immédiatement après la coupe, l’herbe, ne disposant que de ses réserves et de très peu de chlorophylle, pousse lentement, puis elle réussit à créer suffisamment de cellules vertes qui vont fournir des éléments pour créer d’autres cellules vertes, c’est une véritable réaction en chaîne qui se produit alors et qui correspond à une pousse rapide, c’est la « flambée de croissance ». A la fin de cette période de croissance rapide, l’herbe renouvelle ses réserves puis ralentit ses synthèses de cellules vertes pour se mettre à fabriquer les organes de reproduction : fleurs et graines, elle s’arrête alors de grandir.
A quelle hauteur faut-il exploiter l’herbe ?
Le meilleur moment est très difficile à déterminer ; les bons agriculteurs savent, depuis toujours, à quel moment une herbe doit normalement être pâturée, c’est une question de « coup d’oeil » ; on peut dire, en général, que le meilleur moment pour le pâturage se situe entre 12 et 18 centimètres de hauteur ; en fait, dans la pratique, cette hauteur sera souvent supérieure en début de saison et inférieure en arrière saison.
De plus, les dates de mise à l’herbe ne dépendent pas que de la hauteur de cette herbe ; elles sont aussi fonction des conditions climatiques, si le temps est sec et que l’herbe végète, il faut bien que les vaches mangent quant même.
Il faut cependant s’efforcer de faire cisailler l’herbe au moment voulu pour ménager les « forces » de la prairie et avoir un tapis végétatif abondant et de bonne qualité. On peut y parvenir par une bonne rotation des parcelles qui est en quelque sorte la mise en oeuvre pratique de l’aspect « rationnel » évoqué précédemment.

En ce qui concerne la détermination du meilleur moment pour la fauche, c’est un problème différent que nous n’allons pas traiter ici.
La coupe, que ce soit par l’animal ou la faucheuse, est toujours une épreuve pour l’herbe ; dans le pâturage rationnel on s’efforce de laisser à la plante un temps de repos suffisant pour qu’elle puisse reconstituer ses réserves et repartir dans de bonnes conditions. Il ne faut pas oublier non plus qu’un broutage trop poussé fait récolter par l’animal des quantités moindres d’une herbe plus pauvre.


III. LE PATURAGE RATIONNEL DOIT PERMETTRE A L’ANIMAL DE RECOLTER BEAUCOUP D’HERBE DE BONNE QUALITE, TOUT EN RESTANT EN BONNE SANTE
Pour avoir une production élevée, il ne suffit pas que la vache mange une herbe riche, il faut également qu’elle accepte et soit capable de la manger en quantité importante.
Il existe différentes méthodes pour mesurer la masse d’herbe récoltée par l’animal ; nous ne nous y attarderons pas.
La quantité de matière verte récoltée par la vache dépend :
- de la hauteur moyenne de l’herbe
On considère généralement que la vache peut récolter le maximum d’herbe lorsque cette dernière a une hauteur de 10 à 15 cm ; ceci s’explique assez bien si on considère le mécanisme du broutage. Si l’herbe est trop courte, l’animal en prendra moins à chaque bouchée, si elles est trop longue, il enfonce généralement son mufle jusqu’à la base des plantes, en saisit une bouchée importante mais relève la tête pendant quelques secondes pour la mâcher légèrement avant de l’avaler, « perdant » ainsi du temps.
Il y a donc une hauteur moyenne de l’herbe qui permet à la vache le travail le plus efficient de récolte.
Dans une expérience conduite par le professeur Johnstone-Wallace (USA), les vaches récoltaient quotidiennement, en moyenne, 68 kg d’herbe fraîche avec une herbe de 10 cm contre seulement 32 kg avec une herbe de 25 cm.
- de l’appétence de l’herbe
Une herbe qui est jugée « bonne » par l’analyse chimique ne l’est pas forcément par la vache et inversement…
- de l’animal lui-même
Il existe des animaux capables de récolter plus d’herbe que les autres et différentes expériences tendent à montrer que cette aptitude de la vache au pâturage serait un caractère héréditaire.
On a pensé qu’il existait des animaux capables de brouter plus vite que les autres ; en fait des expériences néozélandaises ont montré que le nombre de coups de mâchoires à la minute que peuvent donner les vaches est relativement constant. Ce qui varie, par contre, c’est le temps de broutage ; il n’y aurait donc pas de brouteuses lentes et de brouteuses rapides, mais des brouteuses à temps de récolte long et des brouteuses à temps de récolte court.
Cette notion de temps de récolte est importante, car elle conditionne grandement la quantité d’herbe totale récoltée par la vache. Les différentes études qui ont été menées à ce sujet de par le monde (Etats-Unis, Nouvelle- Zélande…) ont montré que le temps quotidien que consacre une vache à pâturer n’est pratiquement jamais supérieur à huit heures quels que soient l’état de la prairie et sa surface ; il peut, par contre, être nettement inférieur et, de toute façon, apparaît comme un caractère héréditaire variable selon les animaux.
Si l’animal ne peut pas dépasser huit heures de broutage par jour, c’est que cette récolte de l’herbe représente pour lui une grosse dépense d’énergie.
Johnstone-Wallace et Kennedy, étudiant les principes réglant la récolte de l’herbe par la vache ont également abouti à la conclusion surprenante suivante :
L’avancement de la lactation et le stade de gestation ne semblent pas exercer d’influence sur la quantité d’herbe que la vache récolte. D’autres chercheurs par contre, ont estimé qu’une vache en pleine production récolte plus d’herbe. La question reste posée, mais de toute façon, nous dirons, avec André Voisin, que « la vache qui est capable de récolter plus d’herbe va produire plus de lait », autrement dit, une vache qui récolte beaucoup d’herbe produit beaucoup de lait. Ceci conduit à affirmer qu’il est indispensable de sélectionner de bonnes brouteuses. Ce n’est guère le cas à l’heure actuelle où on cherche surtout les « gouffres à concentrés » (je n’ignore pas cependant que des remises en cause existent).
- du troupeau où se trouve cette vache

Les vaches ont un instinct grégaire assez développé, elles ont généralement tendance à se déplacer, à pâturer, à ruminer ou à se coucher ensemble, il semble qu’il y ait véritablement un « esprit de troupeau » et que l’animal s’y soumette plus ou moins ; il est probable que le troupeau est dirigé par une ou deux vaches maîtresses (ou par le taureau s’il y en a un) qui ont tendance à imposer leur rythme aux autres.
Ceci a une conséquence importante : si la vache leader a un temps de broutage court, elle risque de défavoriser les animaux à temps de broutage long qui ne pourront pas exprimer toutes leurs potentialités ; il semble donc intéressant, lorsque c’est possible, de diviser le troupeau en groupes d’individus ayant un temps de récolte relativement identique (pas facile !).
Production laitière d’une vache qui récolte de l’herbe
Au cours du travail de récolte, l’animal dépense une certaine quantité d’énergie ; cette dépense doit être compensée par un apport alimentaire qui ne peut pas être utilisé pour la production.
Une brouteuse normale peut cependant avoir une excellente production laitière (de l’ordre de 25 litres par jour) en mangeant uniquement une herbe de bonne qualité et je pense que c’est là une situation raisonnable. On peut évidemment « pousser » la production de l’animal en lui fournissant une complémentation sous forme de concentrés (céréales, tourteaux), comme on le fait habituellement en agriculture classique (et aussi en agriculture biologique quelquefois).
Pour ma par je n’y suis pas favorable2, sauf cas particulier ; il faut chercher une production élevée, mais raisonnable et « normale » ; ceci est souhaitable pour la santé de l’animal (et de l’homme) et il n’est pas dit qu’en pratiquant ainsi on ne soit pas gagnant même sur le plan économique : pas d’aliments à acheter pour la complémentation, longévité des animaux augmentée, frais vétérinaires diminués…
Quoi qu’il en soit, si on pratique exceptionnellement la supplémentation des vaches au pâturage, on le fera sans « forcer ». Il n’y a pas de règles précises, c’est à l’agriculteur de connaître suffisamment ses animaux et de savoir que telle vache a besoin de telle quantité d’aliments complémentaires à tel moment. C’est une question de « doigté » qui s’acquiert avec l’expérience. Quant à l’utilisation pratique possible des tables d’alimentation, il vaut mieux être très prudent, tout au plus ne peuvent-elles donner que des indications moyennes.
La production de lait diminue rapidement lorsque les vaches restent trop longtemps sur une parcelle Ce qui détermine la production laitière de l’animal n’est pas directement la masse d’herbe verte broutée, mais la quantité d’éléments nutritifs que contient cette herbe récoltée.
Quantité d’éléments nutritifs absorbée par l’animal = masse d’herbe récoltée x teneur de cette herbe en éléments nutritifs.
Or, nous avons vu que la vache peut récolter le maximum d’herbe de la meilleure qualité lorsque cette herbe a entre 10 et 15 centimètres de hauteur ; par la suite, l’animal récolte de moins en moins d’une herbe de plus en plus médiocre, sa production s’en ressent obligatoirement et chute progressivement, ceci pose deux problèmes :
- le problème de la division en groupes du troupeau ;
- celui du temps de pâturage et du temps de repos entre deux passages des animaux.
Nous allons en reparler.
D’après les expériences du centre d’expérimentation de Courcelles-Chaussy (Moselle) la production baisse sérieusement dès le troisième jour et cette diminution est de 15% à partir du septième jour.
L’animal doit se maintenir en bonne san

Il doit trouver une variété d’espèces prairiales suffisamment grande pour conserver cette santé ; ceci pose, entre autres, le problème de certaines prairies temporaires souvent productives mais dont la flore est trop simplifiée.
Le pâturage rationnel demande de grandes précautions et une bonne maîtrise de la part de l’éleveur, car du « rationnel » à « l’artificiel » et au « productivisme » il n’y a vraiment qu’un pas qu’il ne faut surtout pas franchir, surtout en agriculture biologique, si on veut que l’animal soit en bonne santé. Il faut en particulier pratiquer une mise à l’herbe progressive et ne jamais faire pâturer une herbe trop jeune ; ceci veut dire entre autres que les temps de repos de l’herbe doivent être suffisamment longs.

Partager cet article
Repost0
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 14:36

Voici une vidéo signalée par François-Xavier - que Astrid avait déjà mis sur le Blog mais qui avait disparue?

Partager cet article
Repost0
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 06:20

Petit rappel pour la réunion à partir de 14h chez Jean-Michel et Marie-France à Plaudren 56.

L'alimentation selon le cycle de l'élevage sera le thème principal - mais venez avec vos interrogations du quotidien aussi.

Les nouveaux installés ou futurs candidats sont les bienvenus.

Prévenez Astrid si vous ne pouvez pas être présents ou pour plus d'information

02 97 51 53 82.

astrid.vanderhecht@morbihan.chambagri.fr

Nous avons déjà été chez Jean-Michel au moment ou il s'interrogeait sur l'aménagement de sa bergerie principale de l'époque.

Sa bergerie en 2013, parc de tri et brebis Vendéens.
Sa bergerie en 2013, parc de tri et brebis Vendéens.
Sa bergerie en 2013, parc de tri et brebis Vendéens.

Sa bergerie en 2013, parc de tri et brebis Vendéens.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 12:38

 

 

 

 

Comment juger l'état corporel d'un mouton ?

A quoi cela sert ?

 

La NEC (Notation d’État Corporel) est une grille de notation utilisée à travers le monde pour les ovins. Les notes vont de 1 (très maigre) à 5 (obèse)

C'est un outil simple et fiable qui aide à la décision

par exemple :

  • tri des lots, réformes

  • alimentation ( rations , pâture, avec échographie conduite des simples/doubles etc)

- sanitaire (vermifuges etc)

  • choix des animaux à l'achat

 

La NEC permet d’estimer les réserves de gras. On estime qu'une brebis en bon état varie entre 2,5 (au sevrage de ses agneaux) à 3,5 (à la lutte).- voir graphique ci-dessus.

Comment juger de l'état corporel d'un mouton? A quoi celà sert?

Comment faire ?

Il s'agit de tâter le dos du mouton au niveau des lombaires (entre la cage thoracique et l'arrière-train) Les mots techniques à retenir sont : apophyses épineuses (épines dorsales) et apophyses transverses (côtes)

Comment juger de l'état corporel d'un mouton? A quoi celà sert?Comment juger de l'état corporel d'un mouton? A quoi celà sert?

Quelle note donner ?

Sans entrer dans les détails (voir liens ci-dessous), plus on sent les apophyses épineuses et plus on peut glisser les doigts sous les apophyses transverses plus la note est basse. Si on ne sent plus du tout ces os la note est 5 (rare).

Avec une note 2 (normalement la plus basse sur un troupeau en bon état) on sent les apophyses épineuses comme une ondulation sur le dos. On sent les apophyses transverses et on peut engager les doigts entre ces os avec une légère pression.

Avec une note 3 on sent une ondulation très légère sur le dos(du mouton!) et il faut appuyer fort pour sentir les apophyses épineuses individuellement. C'est aussi seulement avec une forte pression qu'on sent l’extrémité des apophyses transverses.

Comment juger de l'état corporel d'un mouton? A quoi celà sert?
Comment juger de l'état corporel d'un mouton? A quoi celà sert?

Au-dessus on a essayé d'expliquer le plus utile et simple .

Voici quelques vidéos en français et anglais (mais les gestes sont les mêmes et un mouton reste un mouton...)

 

Pour les demi-notes (2,5 etc) voir la documentation (liens)

Cliquer sur les bandes blanches pour avoir le lien! ou parfois le lien dans le texte...

fait par le GDS en septembre 2015

Dans la vidéo en anglais ci-dessous il s'agit de trier un lot de 49 brebis pour marquer les réformes.  Visuellement quand elles passent dans le couloir on n'arrive pas à voir leur état. Leur poids vif non plus ne donne pas leur état .

Le berger tâte seulement au niveau des apophyses traverses pour aller vite et marque toutes celles avec une note en-dessous de 3. Les notes varient de 1,5 à 4 . Le poids moyen est 62,7kg et les extremes : 45kg et 89,6kg.

estimation état de lot de 49 brebis . En tâtant seulement les apophyses transverses pour aller vite.

Dans la dernière vidéo la notation est expliquée par geste et dessin.  ​

les notes par geste et dessin

Tout ceci est valable pour toutes les races de mouton et tous les stades de croissance. Si vous avez des infos à ajouter envoyer nous vos commentaires.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 09:12

 

 

Visite chez Philippe , décembre 2015

La dernière fois que nous sommes allés chez Philippe (avril 2013) il commençait à aménager sa nouvelle bergerie. On était une quinzaine du Groupe Mouton et nous avons pu constater les progrès.

Petit rappel sur son exploitation : 53ha , 200 brebis (100 Romanes dont 28 agnelles et 100 croisées Vendéen/ Rouge de l'Ouest) plus des porcs charcutiers.

La visite a commencé par la bergerie.

D'un côté du couloir central, la travée qui faisait la longueur de la bergerie sur 9m de large a été divisée par un deuxième couloir, à passage d'homme . Ceci permet l'accès aux cases pour petits lots (béliers, brebis de réforme , agneaux traînards etc.) et au parc à brebis.(ceci est divisible par clôtures mobiles). Le couloir peut aussi servir pour le tri et passage au pédiluve. Des cornadis bloquants ont été posés le long des deux côtés du couloir central qui fait auge trottoir. Ci-dessus photos de 2013 et 2015.

vue de la travée en 2013 et 2015
vue de la travée en 2013 et 2015

vue de la travée en 2013 et 2015

Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.
Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.
Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.
Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.
Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.
Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.

Quelques vues des aménagements de cette travée : couloir/auge trottoir , case agneaux, cornadis, pédiluve etc.

En ce qui concerne le piétin, Philippe fait partie d'une expérimentation pilotée par le GDS afin de réduire l'impact du piétin dans un troupeau. Le pédiluve (voir photo) est rempli d'un mélange chaux/ huiles essentielles.Un protocole a été mis en place avec deux lots de 25 brebis. On observe l'état de leurs pieds. Un des lots passe dans le mélange 5 fois ( un passage 3 jours de suite puis encore 2 passages à 15 jours d'intervalle). L'autre lot fait témoin non traité. Philippe constate qu'il y a une amélioration dans le lot traité. En plus il est très facile de passer un grand nombre de moutons rapidement. Le GDS cherche plus d'éleveurs pour cet essai.

le pédiluve avec portes mobiles qui ferment le couloir avec passage obligé par le pédiluve

le pédiluve avec portes mobiles qui ferment le couloir avec passage obligé par le pédiluve

La fermeture de la bergerie par bardage est finie de l'autre côté du couloir central. Le mur qui séparait l’espace en deux a été enlevé ce qui rend de la lumière au fond . Les brebis croisées y sont en attente d'agnelage. Elles sont nourries par le couloir central. Les clôtures mobiles peuvent diviser le parc – en ce moment avec stockage de foin sur un côté.

vues 2013 et 2015 : la même section du couloir central
vues 2013 et 2015 : la même section du couloir central

vues 2013 et 2015 : la même section du couloir central

les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères
les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères
les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères
les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères
les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères

les brebis croisées , stockage de foin , deux des chiens de service ..et des bergers bergères

Sur ce côté le prochain aménagement concerne des cases d'agnelage que Philippe comptait faire en dur (parpaings). L'avis générale des moutonniers a été de lui déconseiller ce système et de préferer des cases mobiles faciles à démonter.

Aujourd'hui le curage de la totalité de la bergerie peut se faire au tracteur. Toutes les clôtures transversales actuelles peuvent être enlevées.

Voici une photo d'une case de réchauffement d'un agneau nouveau-né. La lampe est utilisée avec précaution.

 

chauffe agneaux
chauffe agneaux

chauffe agneaux

Presque tous les lots sont alimentés avec foin et betteraves. Les betteraves ont une valeur alimentaire équivalente à l'orge et une digestibilité élevée. Elles sont distribuées entières dans les parcs (voir photos). Philippe cultive 3ha et a tout le matériel nécessaire pour la récolte.

le silo de betteraves avec materiel de distribution

le silo de betteraves avec materiel de distribution

Nous avons aussi vu les agnelles de renouvellement de race Romane, achetées chez Vincent. Elles ont foin et granulés. La mangeoire est fabriquée maison avec des embouts récupérés sur

des portillons de cases porcs et des tubes d'assainissement (aquatub) coupés en deux (voir photo)

les agnelles Romanes et leur mangeoireles agnelles Romanes et leur mangeoire
les agnelles Romanes et leur mangeoire

les agnelles Romanes et leur mangeoire

 

Après ce tour du troupeau et des aménagements bergerie d'autres questions ont été abordées – des problèmes de prolapsus chez Jean-Michel en particulier. En résumé : la distribution le matin de betteraves prédécoupées en quantité dans les auges semblait pouvoir être à l'origine des prolapsus. Un prochain article sera consacré à ce problème. Ces visites ont l’intérêt de pouvoir apporter des idées fraîches sur les problèmes rencontrés.

 

La programmation de la Saison 10 (!) du Groupe Mouton a été aussi mise au point :

- Le 19 janvier gestion du parasitisme

( à Questembert ; inscriptions avant le 4 janvier )

Une suite sera donnée pour comparer les pratiques des uns et des autres selon les conclusions de cette formation initiale.

- Deux visites chez des éleveurs début mai (selon foins) et en fin d'année

        • Une journée au mois de septembre dans la région du Mont St Michel : visites chez deux éleveurs et au Mont ! Certains ont bien regretté que cette visite avait été abandonnée en 2015.

        •  

Alors noter sur vos calendriers !

 

 

Bonne Année 2016 à tous !

  •  

Visite chez Philippe : décembre 2015 , aménagements bergerie.
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 14:32

Journée OVINS LAIT BIO - le 1.10.15

Organisée par le réseau Initiative Bio Bretagne (IBB), cette journée s'est tenue chez Yann et Pauline Jouillat éleveurs à Melrand (56). .

Les interventions de la journée - la situation en France puis Bretagne

- Témoignage de Ludovic Josse , éleveur à Josselin

- Témoignage de Yann Jouillat et visite des

bâtiments de leur ferme

- visite de la laiterie de Kerguillet à Plouay où Yann livre une partie de leur lait.

Situation en Bretagne .

Les achats de produits Bio en général sont en augmentation y compris les fromages au lait de brebis bio . La production de lait de brebis est relativement récente en Bretagne , avec environ 3000 brebis lait ( 1 157 000 en France) dont 2267 en Ile et Vilaine. La société Triballat à Noyal sur Vilaine (35) transforme le lait de vache, chèvre, brebis ...et soja. Ils ont installé 8 éleveurs il y a une dizaine d'années en brebis lait Bio et ne travaillent que le lait bio (marque Vrai) . Julien Brothier est le premier producteur transformateur à s'installer .

La moitié des 22 élevages (chiffres 2013) en brebis lait bio en Bretagne se trouve donc en Ile et Vilaine ( 3 – Morbihan, 6 - Côtes d'Armor, 2 – Finistère) Les producteurs transformateurs ont 50 brebis en moyenne.

Deux laiteries collectent le lait de brebis bio .Triballat - qui ne cherche pas d'éleveurs supplémentaires en ce moment et Kerguillet- qui en cherche. Il y a 4 fromagers dont 3 autour de Rennes qui achètent du lait. Le prix du litre de lait acheté est environ 1.20€ et la valorisation par les producteurs transformateurs 3,50€ à 4€ . La production d'une brebis est de 210l/an en monotraite et 15% de plus en deux traites par jour.

Ludovic Josse à La Croix Helléan (56)

Ludovic et Marie-Eve élèvent 110 brebis Lacaune depuis 2012 .La ferme familiale de 25 ha a été reprise en 2010 par Marie-Eve avec conversion en brebis lait bio et construction d'une fromagerie en 2011 -un très gros investissement (65000€ au départ et 19000€ ensuite) - un choix afin de travailler dans les meilleurs conditions dès le départ avec leur projet bien mûri depuis plusieurs années. Ludovic insiste sur ce temps utilisé dans les formations et les stages en fromagerie / élevage, car ensuite les premieres années d'installation sont très dures car on a tout à mettre en place : travaux des champs, alimentation, pâturage, clôtures, agnelages, traite, fromagerie /transformation, circuits de vente -marchés, livraisons, préparation de paniers etc.

Leur production de 22000l/an est entièrement transformée – 80l /semaine en yaourts plus 110 à140l en fromage lactique et pâte molle et le reste en pâte pressée (tommes) - environ 60% de la production, avec un affinage de 4 à 8 mois. La vente de ces tommes permet d'être présent sur les marchés (Josselin et Ploermel) toute l'année. La vente se fait aussi sur internet avec www.Clic ta Brouette.

Un salarié a été embauché, ce qui soulage la pression . Le gros du travail est de février (agnelages) à la mi-août.

Les plus gros problèmes rencontrés sont la gestion du parasitisme – au tarissement un vermifuge classique est autorisé sur brebis maigres et après coprologie. Des blocs à lêcher bio anti-parasites sont mis à disposition. En Bio la prévention est la règle prioritaire et le cahier des charges encadre strictement les traitements. Ludovic utilise aussi le chlorure de magnésium en cures.

Une autre grande préoccupation est l'autonomie en alimentation. L'année est calée sur la pousse de l'herbe/lactation. Pour maintenir le niveau de lait il faut de l'herbe de qualité avec des légumineuses (trèfle etc.)

Une journée de formation sur ce sujet aura lieu justement chez Ludovic et Marie-Eve : GERER L'HERBE AVEC DES BREBIS LAITIERES . Le jeudi 22 Octobre 2015 de 10h30 à 17h .

Inscriptions au CEDEPA (02 96 74 75 50) ou par mail aurelie.cedepa@orange.fr

Le FRAB GAB a édité une fiche technique (N°17) sur l'élevage de Ludovic et Marie-Eve. Si vous voulez des informations très détaillées sur leur parcours, installation, financement etc. , cette fiche est à lire absolument .

Yann et Pauline Jaillat à Melrand

2005 – Yann s'installe sur 74ha avec 450 brebis Romanes avec vente d'agneaux à la coopérative. La charge de travail et les problèmes récurrents (piétin) le font réfléchir à un changement de direction.

2010 – vaches allaitantes et 200 brebis viande

2013 – Pauline se forme en fromagerie , démarrage brebis lait .

2014 - Première lactation et transformation. Passage en bio.Investissements d'occasion: 20 000€

2015 - 130 brebis lacaunes et 50 agnelles . 26500L lait produit . Vendu à la laiterie de Kerguillet – 1.20€ le litre (9 traites/semaine) et transformés (5 traites). 36 vaches allaitantes.

75ha plus 10ha de mise à disposition – 70 ha de prairies et 14ha de céréales (avoine, orge, féverole, triticale/pois)

La bergerie est une ancien étable transformée. Les agnelles de renouvellement sont dans un lot. La partie centrale est utilisé pour les brebis en lactation – avec cornadis bloquants et accès à une aire d'attente pour monter sur le quai de traite par un couloir plein avec chicane au bout.

Quelques vues de la bergerie
Quelques vues de la bergerie
Quelques vues de la bergerie
Quelques vues de la bergerie
Quelques vues de la bergerie
Quelques vues de la bergerie

Quelques vues de la bergerie

. Le quai de traite de 12 places a été acheté d'occasion pour 1000€ ( un 2 X 18 places neuf peut coûter 60 000€). Il comporte un tapis roulant permettant de mettre automatiquement du concentré à chaque place. La traite dure 1h30 matin et soir. Le lait est stocké en tank pour la laiterie ou transformé dans la fromagerie (accès derrière le quai de traite) en yaourts, fromages lactiques et tommes. Le circuit de vente se met en place avec en particulier le marché de Lorient.

Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite
Quelques vues du quai de traite

Quelques vues du quai de traite

cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.
cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.

cochons au petit lait, remorque de marché , bâtiments de stockage etc.

Journée brebis lait Bio

Les brebis taries sont en attente avec foin dans la troisième travée. Les béliers sont groupés en lot. Les prochains agnelages sont prévus pour janvier 2016.

Laiterie de Kerguillet

L'après-midi nous avons visité la laiterie de Kerguillet à Plouay. La laiterie existe depuis 1920 et la fabrication bio depuis 2000 – en vache et chèvre, puis en 2015 le lait de brebis bio. Ils sont à la recherche de producteurs de lait de brebis bio. Bientôt 100% de la production de la laiterie sera en bio. Leurs produits sont vendus dans les magasins bio et leur deux magasins propres (Lorient et Hennebont) et aussi sous des marques de distributeur (MDD). En 2016-2017 ils font de gros investissements dans la modernisation et aménagement de leur outil de travail.

La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay
La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay
La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay
La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay
La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay
La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay

La visite de la laiterie Kerguillet à Plouay

EN-DESSOUS des liens vers divers sources d'informationet contacts pour éleveurs , futurs éleveurs et ceux qui reflechissent à une conversion vers le bio

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 14:48

Voici un résumé des conseils de Laurence SAGOT de l'Institut de l'élevage pour assurer le renouvellement de son cheptel:

Les agnelles sont le capital à venir de l’exploitation d’où l’importance d’en prendre soin pour pérenniser l’élevage. A noter que le taux minimum de renouvellement d’un troupeau doit être de 20 % pour conserver une bonne pyramide des âges et reformer les improductives, les anciennes, les brebis à problème.

L’objectif pour l’éleveur est donc :

  • D’assurer le taux de fertilité des agnelles à la première reproduction,
  • De garantir leur production laitière pour nourrir leurs agneaux,
  • de préparer les agnelles à devenir des ruminants.
  1. Assurer la fertilité des agnelles par le tri au pesage

Il est essentiel que le poids des agnelles à la première mise à la reproduction ait atteint les deux tiers du poids adultes soit 47 kg environ.

Il a été étudié que des agnelles pesant moins de 47 kg avaient un taux de fertilité de 51 % contre 84 % pour les agnelles de plus de 47 kg.

Autre constat : les agnelles de faible poids au sevrage ne rattrapent jamais leur retard d’où l’importance de les peser et trier dès le sevrage.

Les poids planchers au sevrage sont les suivants :

  • 25 kg pour un sevrage à 70/80 j et une conduite en bergerie,
  • 25 kg pour un sevrage à 100 j et un allaitement à l’herbe,
  • 28 kg pour un sevrage à 120 j et un allaitement à l’herbe.

Pesée de contrôle avant la mise en lutte

Des agnelles trop faibles ne prendront pas bien d’où l’importance de les peser avant la lutte :

  • Pour des naissances en mars et une lutte à 7 ou 8 mois, réaliser une pesée en septembre. Si le poids est inférieur à 35kg, ne pas hésiter à envoyer à la boucherie.
  • Pour une lutte à 12 mois, pesée en décembre : si le poids est inférieur à 40 kg : reforme !
  1. Garantir la production laitière pour ses agneaux.

Pour cela il faut que la croissance de l’agnelle (de deux mois à la puberté (6 mois environ)) ne soit pas trop élevée. Un gain de 170 g par jour va augmenter le tissu adipeux de la mamelle et une agnelle grasse avant la puberté ne fera pas une bonne productrice de lait.

Donc à retenir : une croissance inférieure à 170 g par jour avant la puberté !

Rationnement des concentrés

La mise à disposition de concentré à volonté entraine des niveaux de consommation excessifs sans régulation par les agnelles et donc un surcout pendant la période de pâturage inutile. Il est donc important de rationner l’apport de concentré pour les agnelles nées au printemps.

Si la mise en lutte est précoce (8 ; 9 mois) prévoir un apport de 120 g/j.

Si la mise en lutte est plus tardive (12 mois), 50 g / j suffiront pour atteindre l’objectif de 47 kg.

Pour les agnelles nées en automne et qui passent un certain temps en bergerie, l’apport de concentré est important pour permettre une croissance de 100 à 150 g par jour. Dans ce cas, le concentré est mis à disposition des agnelles à volonté les 15 jours qui suivent le sevrage. Ensuite il est rationné selon la qualité du fourrage distribué :

  • Foin de bonne qualité (>0.8 UFL) : + 400 g de concentré
  • Foin de qualité moyenne (0.6 – 0.7 UFL : 500 à 600 g de concentré.
  1. Développer le rumen.

Il faut permettre le développement de la panse dès le sevrage pour préparer les agnelles à devenir des bons ruminants et consommer suffisamment de fourrage.

Si ce n’est pas fait la première année cela ne se rattrape pas !

Pour cela, après avoir mis à disposition du concentré pendant les 15 jours après le sevrage, il est ensuite rationné en limitant les quantités suivant la qualité du fourrage (voir ci dessus).

Pour favoriser l’ingestion et développer la panse, il faut que le fourrage ne soit pas trop grossier et qu’il soit distribué et aéré à l’auge tous les jours.

Autres éléments importants à prendre en compte:

  1. La mise à l’herbe : moment délicat

Passer de la bergerie à la pâture est un moment de transition dans le régime alimentaire qu’il faut bien suivre pour ne pas subir des pertes de poids importantes.

Pour cela, ajouter au lot quelques brebis de réforme qui guideront les agnelles dans leur apprentissage.

Autres solutions : soit vous apportez du concentré à l’herbe pendant deux semaines ou bien vous supprimez l’apport de concentré deux semaines avant la mise à l’herbe si le foin est de bonne qualité.

  1. Attention au parasitisme

Quel que soit l’âge de la mise à l’herbe, les agnelles ne disposent pas d’immunité face aux parasites. Il faut donc trouver par le traitement (5 à 6 semaines après la mise à l’herbe) un équilibre entre le maintien des performances de l’agnelle et l’acquisition de son immunité. Le traitement doit alterner les matières actives en raison des phénomènes de résistance existants.

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:12

recré hall'la ferme : édition 2015

D'abord un grand merci à tous ceux qui ont participé depuis la première édition en 2002. C'est un moment de bonheur pour les enfants des écoles , le grand public et les agriculteurs. Une parenthèse dans les soucis quotidiens de la ferme. En bref … la recré! Ceux qui n'avait pas encore participé (Victor, Philippe, ) ont été agréablement surpris par l'ambiance , le décor et l'organisation. Voici quelques photos d'abord du stand ovins – il manque Marie-France et Victor sur les photos - puis des autres stands. Le tout se passe sous les Halles de Questembert, organisé en labyrinthe de découverte de l'agriculture locale.

Merci aussi à Jean-Claude et Denise pour le prêt des brebis avec leurs agneaux.

-et Jeanette était fidèle au poste de distribution de laine!

quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré
quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré

quelques vues - parfois un peu flou - dans le vif de la recré

et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !
et quelques vues des autres stands et participants !

et quelques vues des autres stands et participants !

Partager cet article
Repost0
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 07:06

VISITE CHEZ MICKAËL , mars 2015

 

          Le Groupe Mouton s'est retrouvé chez Mickaël à Remungol où , depuis 2 ans, il a repris 25ha de terres et une ancienne porcherie pour monter un élevage ovin. Il en est à son deuxième agnelage avec le troupeau de 255 brebis (Suffolk et Romanes avec béliers Suffolk).

          Pour démarrer il a fallu trouver les brebis . Les agnelles Romanes viennent de chez Vincent . Les lots de brebis Suffolk ont été achetés dans plusieurs élevages ...et pendant un certain temps Mickaël ne s'est pas rendu compte  qu'il avait acheté la gale avec un de ces lots. Aujourd'hui il recommande à tout éleveur de bien faire attention en achetant des moutons à ne pas introduire la gale dans son élevage .(nous allons faire un article sur ce sujet, qui malheureusement devient d'actualité)

          Le protocole pour l'éliminer est long et coûteux et nécessite deux passages en baignoire ( animaux lainés , une minute de submersion complète dans la solution insecticide avec la tête plongée deux fois....) On imagine la problèmatique de déjà mettre une baignoire en place etc. Dominique a suggeré l'utilisation de bâches et big balles rectangulaires. La dernière baignade a eu lieu 2 mois avant les mises bas.

         La transformation de la porcherie en bergerie fût le grand chantier dans les amènagements . La disposition avec couloir central, cornadis individuels et barrières démontables entre lots rend le bâtiment pratique malgré l'impossibilité d'utiliser un tracteur à l'intérieur (sauf pour déposer une balle ronde en bout de couloir). Mickaël utilise un bobcat pour curer et cela lui prend une journée.

côté gauche, couloir central et côté droitecôté gauche, couloir central et côté droitecôté gauche, couloir central et côté droite

côté gauche, couloir central et côté droite

Côté matériel, il souligne l'importance d'être bien équipé pour faire circuler les animaux et les trier, peser, soigner etc. Il lui manque un couloir avec balance pédiluve etc. Toutes ces manipulations sont tellement moins stressantes pour tous dans les bonnes conditions.

         Pour surveiller les agnelages - assez groupés – un lit est amenagé en hauteur.

Visite chez Mickaël . 250 Suffolk et Romanes . 2015
Visite chez Mickaël . 250 Suffolk et Romanes . 2015

Les agneaux dans les photos sont nés en janvier /février et seront finis en bergerie avec granulés et paille à volonté . Les brebis sont nourries avec foin (environ 1 balle de  diamètre160 par jour) et 400 à 500g de céréales et tourteaux de soja deux fois par jour.  Le sevrage a lieu à 2 mois. Les 125 brebis de ce lot seront mises à l'herbe. Il y a 1,7 agneaux par mère dans ce lot . Mickaël a choisi les Romanes pour leur prolificité mais préfère les Suffolk. On voit la différence de corpulence dans les photos. Il est plus facile et rapide aussi à amener un agneau Suffolk au poids de vente.

agneau et brebis  Suffolk et (en dessous) agneaux et brebis Romanes (quelques brebis Suffolk au fond)
agneau et brebis  Suffolk et (en dessous) agneaux et brebis Romanes (quelques brebis Suffolk au fond)

agneau et brebis Suffolk et (en dessous) agneaux et brebis Romanes (quelques brebis Suffolk au fond)

case aux agneaux dans lot des plus jeunes

case aux agneaux dans lot des plus jeunes

Case aux agneaux plus agés avec détails distribution aliment à volonté et argile
Case aux agneaux plus agés avec détails distribution aliment à volonté et argileCase aux agneaux plus agés avec détails distribution aliment à volonté et argile

Case aux agneaux plus agés avec détails distribution aliment à volonté et argile

Un deuxième lot de 130 brebis et agnelles mettront bas au mois de mai.

 

La totalité des 25ha est en pâture avec les bordures de routes grillagées et le reste divisé par des clôtures éléctriques à 2 fils. Uniquement les brebis sortent. La paille et concentrés sont achetés à l'exterieur.Toute la production est vendue à la coopérative Ovi Ouest et cela convient au sytème de Mickaël car il a un élevage de 2300 pigeons à gérer aussi. 

Merci de l'acceuil, et les éleveurs ont bien apprécié aussi le far ….!

Encore quelques photos de détails dans la bergerie des clôtures mobiles, tablette rabatable dans le couloir, abreuvoirs etc

Quelques vues des aménagements chez Mickaêl
Quelques vues des aménagements chez Mickaêl
Quelques vues des aménagements chez Mickaêl
Quelques vues des aménagements chez Mickaêl
Quelques vues des aménagements chez Mickaêl
Quelques vues des aménagements chez Mickaêl

Quelques vues des aménagements chez Mickaêl

Partager cet article
Repost0
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 06:58

Voici une idée de recyclage des annexes en plastique vu dans les Côtes d'Armor.

Bac d'abreuvement au champ. Recyclage maritime.Bac d'abreuvement au champ. Recyclage maritime.
Bac d'abreuvement au champ. Recyclage maritime.
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de brebis-en-bretagne.groupemouton.over-blog.com
  • : Ce blog est le journal de liason de notre groupe mouton.Il est aussi destiné à tous ceux qui s'interesse aux moutons,à la laine aux chiens de troupeau etc.Posez nous vos questions.Faîtes vos commentaires!
  • Contact

Recherche